Vous préferezfaillite ou faillite ?

Publié le par AulnayLeaks

Depuis plusieurs mois, Segura développe une stratégie qui vise à cacher l'état financier calamiteux de la ville.

 

Il a développé en premier lieu un argument de circonstance : la réforme de la taxe professionnelle et la réforme territoriale priverait la commune de ses ressources financières. Pourtant les effets de ces réformes n'ont encore aucun effet réel sur les finances locales. Elles pourront en avoir mais plus tard. Remarquons ici que ces arguments ont été avancés à de multiples reprises dans les conseils de quartier, municipaux ou dans la revue municipale.

 

Le second argument développé depuis peu est le potentiel départ de PSA et la conséquence quasi-fatale qu'il aurait pour les finances locales. Évidemment il n'y a pas d'effet immédiat mais quand on installe doucement dans le paysage local que ce départ pourrait sûrement avoir lieu en 2014, la date n'est pas choisie au hasard. Nous le verrons plus loin avec le document présenté.

 

Il s'agit ici de faire peur en maquillant ce qui va arriver. En désignant à l'avance deux responsables de ce que sera l'état de nos finances en 2014, on masque ce qui se passe réellement. C'est malin parce qu'en le répétant durant les deux prochaines années, il y a des chances que tout le monde en soit convaincu. Hitler disait : « un mensonge répété 10 fois reste un mensonge, un mensonge répété 10000 fois devient une vérité »

 

Venons-en au document qu'il faut expliquer parce qu'il est assez fourni et assez complexe. Il émane des services financiers de la ville et il décrit selon 4 hypothèses les possibilités budgétaires de la ville.

 

Prenons le temps de décrypter quelques sigles ou abréviations:

  • CA : compte administratif. C'est la clôture de l'exercice comptable, ce qui a réellement été reçu et dépensé.

  • BP : budget primitif. C'est le budget que vote le conseil municipal, ce qu'il prévoit de recevoir et de dépenser.

  • Ch : charges.

  • Ep : épargne.

  • Eqt : équipements.

  • RI : remboursement intérêts (de la dette évidemment).

  • Annuité : il s'agit de l'annuité de la dette, c'est à dire le capital remboursé.

  • Encours : il s'agit bien de la dette cumulée à chaque fin d'année.

 

Rappelons pour que chacun se rende compte de la situation qu'à la fin 2007 avant que Segura prenne la tête de la ville, l'encours de la dette était de 44 millions d'€.

 

Que nous dit donc ce document ?

 

Dans l'hypothèse 1, qui prend le cas de figure où la situation suit la trajectoire suivie depuis 2008, on constate 3 choses cruciales :

  • l'annuité de la dette et le remboursement des intérêts culminent à près de 22 millions '€

  • l'épargne nette a totalement disparue et en 2013 on ne peut plus rembourser l'annuité de la dette

  • la dette s'envole à 136 millions d'€ soit 90 millions de plus en seulement 5 ans

 

En clair nous serons selon cette hypothèse en faillite dès l'année prochaine.

 

Les hypothèses 2, 3 et 4 montrent 3 scénarii d'étalement des contraintes budgétaires. Mais quand on regarde de plus près, on constate que si l'on peut sauver la face jusqu'en 2013, pour autant la faillite reste à l'horizon.

 

En effet sur les 3 données essentielles, le résultat est presque le même :

  • l'annuité de la dette et le remboursement des intérêts avoisinent les 21 millions d'€ soit 1 seul de moins que dans la première hypothèse

  • l'épargne nette est au mieux de 203 000 € c'est à dire rien du tout et surtout insuffisant pour 2014

  • la dette est au minimum de 111 millions d'€ soit 67 millions de plus en 5 ans

 

Ces 3 hypothèses, si elles nous sauvegardent du pire jusqu'en 2013, montreraient, si elles avaient été prolongées sur 2014, que la faillite est inéluctable puisque l'épargne nette ne permettra en aucun cas de couvrir l'annuité de la dette.

 

Évidemment tout cela ne tient pas compte des recettes mais chacun aura compris qu'à moins qu'elles augmentent de plusieurs millions d'€ chaque année la situation n'est pas tenable. Chacun sait que l'état devant faire des économies, le sort de PSA n'étant pas assuré, on ne pourra pas escompter de recettes supplémentaires.

 

Enfin il est à noter également que l'objectif de maintenir les dépenses d'équipements à 35 millions d'€ annuels trouve ici sa limite puisque c'est cet objectif qui draine l'emprunt donc la dette.

 

Bref, en 4 ans de dépenses totalement incontrolées, inappropriées, ne tenant jamais compte de la réalité, Segura aura réussi l'exploit de ruiner une des communes les mieux notées de France.

 

Les dépenses liées aux embauches généreuses d'amis, aux 715 000 € annuels que se versent les élus de la majorité, à la communication et à l'image prennent ici toute leur importance.

 

Tout à une fin !

 

PS: évidemment les chiffres présentés au conseil municipal demain auront changé depuis la réalisation de ce tableau mais la tendance,elle, reste identique.

Publié dans L'info

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article